Une pensée prépare ou sabote la prochaine action...
- Thierry Ferrari
- 12 janv.
- 2 min de lecture

On parle souvent de préparation mentale pour performer.
Gagner.
Réussir.
Dépasser ses limites. Ca te parle?
Moi, je la pratique aussi ailleurs.
En rapatriement.
Dans les avions.
Les trains.
Les halls d’aéroport.
Dans ces heures d’attente où le temps se dilate et où la tête, elle, ne s’arrête jamais.
Tu le sais d’ailleurs que la tête ne s’arrête jamais.
Quand on est blessé, malade, traumatisé, ce temps suspendu devient un piège.
On rumine.
On refait le film.
On s’accuse.
On imagine le pire.
Et moi, je suis là.
oh tu sais, pas pour distraire.
Juste pour canaliser.
Et prendre soin.
Parce que dans cette attente, tout se joue.
Pas dans l’acte médical.
Dans ce que la personne se raconte pendant qu’elle attend.
Je reviens parfois avec des corps cabossés.
Des gens rattrapés par la maladie.
Souvent après des années de mauvaise hygiène de vie.
Bien sûr parfois juste après un coup du sort.
Alors on revient au basique.
Boire.
Manger.
Respirer.
Dormir quand c’est possible.
Remettre un peu de mouvement dans un corps figé.
C’est l’essentiel de mes propos.
Un corps épuisé pense mal.
Un cerveau fatigué dramatise.
Quand l’énergie remonte, la perception change.
Et là, je le vois tous les jours d’ailleurs,une pensée prépare la prochaine action… ou la sabote (qu’on se le dise)
Quand quelqu’un se répète que tout est foutu, le corps se ferme.
Quand il commence à se demander ce qu’il peut encore faire, là, maintenant, quelque chose repart.
Même petit.
Même fragile.
C’est exactement là que se joue la préparation mentale que je pratique :
pas dans les grands discours, dans la capacité à déplacer une trajectoire intérieure, juste assez pour que l’action redevienne possible.
Parfois, ça tient à un échange.
Une phrase.
Un silence.
Un regard qui dit : tu n’es pas seul dans ce moment-là.
Je vois des gens complètement cassés.
Physiquement.
Émotionnellement.
Et pourtant, parfois, une étincelle revient.
Un souffle plus calme. Un “peut-être”.
C’est pour ça que j’accompagne aussi bien des sportifs, des artistes, des entrepreneurs,et même des militaires, ou des gens qui vacillent.
Parce que le mental n’est pas fait pour briller.
Il est fait pour tenir, puis repartir.
En rapatriement, je le vois tous les jours.
Alors si je peux y aller de mon conseil, souviens toi que :
« Ce n’est pas le jour du naufrage que l’on apprend à nager ».
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