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Sans prise de risque, il n’y a pas d’objectif. Il n’y a que des intentions.

  • Photo du rédacteur: Thierry Ferrari
    Thierry Ferrari
  • 17 janv.
  • 3 min de lecture

On parle souvent d’objectifs comme s’ils étaient neutres.

Comme s’il suffisait de les définir pour qu’ils existent.

Comme si vouloir quelque chose ne demandait rien d’autre… qu’un peu de motivation et un plan.

Quel bullshit.


Tout objectif réel implique une prise de risque et c’est normal

Et plus l’objectif est important, plus le risque l’est aussi.

Si ton objectif ne te met jamais en tension, ne te fait jamais hésiter,ne te confronte jamais à une forme d’inconfort… alors ce n’est probablement pas un objectif.

C’est une intention sécurisée.


Parce qu’un objectif digne de ce nom bouscule toujours quelque chose :

  • une habitude,

  • une identité,

  • un équilibre,

  • une image de soi,

  • du confort

Et c’est précisément pour ça que beaucoup de gens n’y vont pas.


Le cerveau n’aime pas le risque. Il veut la sécurité.

Pas parce qu’il est lâche. Mais parce qu’il est programmé pour éviter l’incertitude.

Alors prendre un risque, pour lui, c’est perdre le contrôle, s’exposer à l’échec, sortir du connu, menacer une stabilité acquise.

Alors il fait ce qu’il sait faire de mieux : il requalifie le risque.

Il l’appelle :

“prudence”,

“réalisme”,

“bon sens”,

“le timing n’est pas idéal”.

Ça te parles ça ?

Et tu finis par croire que tu réfléchis…alors que tu évites.


Le problème n’est pas le risque.

Le problème, c’est la manière dont on le regarde.

Parce que prendre des risques ne veut pas dire se mettre en danger.

Et c’est là que beaucoup se trompent.


J’adore dire qu’il s’agit de savoir prendre des risques sans jamais se mettre en danger.


Le danger, c’est l’inconscience.

Le danger, c’est l’épuisement.

Le danger, c’est de forcer un système déjà fragile.

Le risque, lui, est autre chose.

C’est accepter l’inconfort, sortir du connu, ou exposer une partie de soi.

Mais avec un corps prêt, une énergie disponible, et une lucidité intacte.

Un système solide peut prendre des risques.

Un système affaibli les confond avec des menaces.

C’est pour ça que je dis souvent : si tu veux atteindre un objectif ambitieux ,ne commence pas par te demander ce que tu dois faire.

Commence par te demander : quel risque suis-je réellement prêt à assumer aujourd’hui ?


T’es d’accord, pas en théorie, non dans le réel.

Risque de déplaire.

Risque de ne pas y arriver, de ne pas être à la hauteur.

Risque d’être vu différemment.

Risque de ne plus pouvoir revenir en arrière.

Tant que ce risque n’est pas accepté intérieurement, l’objectif restera intellectuel.


Dans mon métier, je vois souvent la même chose : des gens très clairs sur leurs objectifs…et totalement flous sur les risques associés.

Ils veulent avancer, mais sans perdre de sécurité.

Ils veulent changer, mais sans renoncer à ce qui les protège.

Et, ça ne marche pas comme ça.

On n’atteint jamais un objectif sans traverser de l’inconfort.

La seule variable, c’est la manière dont on s’y prépare (ah oui tiens, préparer son mental)


Alors voici la vraie question à te poser : quel risque es-tu en train d’éviter… et que t’empêche-t-il d’atteindre ?

Pas pour te juger.

Pour te situer, tu vois le truc ?

Parce que l’absence de prise de risque n’est pas une sagesse. C’est souvent une peur bien habillée.

Et tant que tu refuses le risque inhérent à ton objectif, tu ne fais pas un choix prudent.

Tu repousses simplement la vie que tu dis vouloir.


Un objectif n’est pas une promesse confortable. C’est un engagement avec l’incertitude.

Et c’est précisément pour ça qu’il transforme.

Ah l’incertitude !!

Je pourrai même t’en parler dans un autre numéro tellement il y a des choses à dire là-dessus.



Je rappelle que mes blogs sont 100 IH, rien d'IA, pas même la photo de présentation. Ca te plait?

Alors n'hésite pas à partager mon lien et venir me donner un avis sur google 😉

 

 
 
 

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